La rupture d’une période d’essai obéit à un délai de prévenance fixé par la loi : 24 heures en deçà de 8 jours de présence, 48 heures entre 8 jours et un mois, 2 semaines au-delà d’un mois. Ce modèle de lettre formalise la décision et déclenche ce préavis, que l’initiative vienne de l’employeur ou du salarié.
Le modèle de lettre
Les passages en bleu se remplacent d’un clic ; la lettre se télécharge ensuite en Word ou en PDF.
Adresse
Code postal Ville
Adresse
Code postal Ville
Madame, Monsieur,
Vous avez été embauché(e) au sein de notre entreprise le 1er septembre 2026 dans le cadre d’un contrat de travail à durée indéterminée, avec une période d’essai de deux mois. En vertu de l’article L. 1221-25 du Code du travail, nous vous informons par la présente de notre décision de mettre fin à cette période d’essai.
Conformément aux dispositions légales et à la convention collective applicable IDCC 2098, votre présence dans l’entreprise étant de 28 jours, vous bénéficiez d’un délai de prévenance de 48 heures. Ce délai débute à la date de première présentation de ce courrier recommandé, soit le 2 octobre 2026. Votre contrat prendra donc fin le 4 octobre 2026 au soir. Durant cette période, vous serez dispensé(e) d’activité ; votre rémunération habituelle vous sera toutefois versée.
À l’issue de votre contrat, nous tiendrons à votre disposition votre solde de tout compte, votre certificat de travail et l’attestation destinée à Pôle emploi. Nous vous invitons à restituer le matériel professionnel en votre possession lors de votre dernière visite dans nos locaux, le 4 octobre 2026 avant 17 heures.
Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.
Valérie Dupont, Responsable Ressources Humaines
Tous les cas : lettre de fin de période d’essai
Ce que doit contenir une lettre de fin de période d’essai
La rédaction doit intégrer les mentions obligatoires pour sécuriser la rupture et respecter les droits du salarié.
- La référence au contrat et à la période d’essaiIndiquez la date d’embauche, la durée de la période d’essai prévue et la date de notification. Cela permet d’établir que la rupture intervient bien avant l’expiration de la période d’essai.
- Le délai de prévenance applicablePrécisez la durée du préavis (24 h, 48 h ou 2 semaines) en fonction du temps de présence du salarié. La loi ne prévoit aucune indemnité compensatrice si l’employeur dispense le salarié d’activité, mais le salaire est dû jusqu’au terme.
- La date de fin de contratCalculez le dernier jour travaillé ou rémunéré en ajoutant le délai de prévenance à la date de première présentation du courrier. Une date erronée peut créer un litige sur la rupture.
- Les documents de fin de contratRappelez que le solde de tout compte, le certificat de travail et l’attestation Pôle emploi seront délivrés. Ces documents sont obligatoires même pour une période d’essai rompue.
- La dispense d’activité et ses conséquencesSi vous dispensez le salarié de travailler pendant le préavis, mentionnez-le clairement, car cela modifie la date de fin de contrat effective et le calcul des jours de congés payés.
Vocabulaire d’une lettre de fin de période d’essai
Les termes précis évitent toute ambigüité juridique.
- Désigne la phase probatoire du contrat, renouvelable une fois si la convention collective le prévoit ; utilisez-la dans l’objet et le premier paragraphe.
- Remplace le terme « préavis » pour la période d’essai ; il figure dans la lettre pour annoncer la durée avant la fin du contrat.
- Préférez « rupture » à « licenciement » ou « démission », car la période d’essai obéit à des règles distinctes du droit commun.
- Document récapitulant les sommes versées à la fin du contrat ; mentionnez-le pour informer le salarié de ses droits.
- Atteste de la durée et de la nature du contrat ; obligatoire, il doit être remis même après une période d’essai.
- Déclaration employeur permettant l’ouverture des droits au chômage ; elle doit être transmise sans délai après la rupture.
- Mode d’envoi qui fixe la date de notification et déclenche le délai de prévenance ; à utiliser systématiquement pour sécuriser la procédure.
- Certaines conventions étendent la durée du délai de prévenance ou imposent un entretien ; vérifiez-la avant de rédiger.
Deux autres versions de la lettre
Variante : Lettre de rupture de la période d’essai par le salarié
Lorsque le salarié prend l’initiative de mettre fin à sa période d’essai, le délai de prévenance est de 24 heures s’il est présent depuis moins de 8 jours, et de 48 heures au-delà.
Je vous informe par la présente de ma décision de mettre fin à la période d’essai de mon contrat de travail, débuté le 1er septembre 2026 au sein de votre entreprise.
Conformément à l’article L. 1221-26 du Code du travail, ma présence étant de 15 jours, le délai de prévenance applicable est de 48 heures. Mon contrat cessera donc le 4 octobre 2026 au soir, sauf accord entre nous pour un départ anticipé.
Je vous remercie de me faire parvenir mon solde de tout compte, mon certificat de travail et l’attestation Pôle emploi à l’issue de ce préavis. Je reste à votre disposition pour toute formalité.
Variante : Lettre de fin de période d’essai sans préavis par l’employeur
Si le salarié a moins de 8 jours de présence, l’employeur peut rompre la période d’essai sans délai de prévenance. Cette lettre prend effet immédiatement.
Vous avez été embauché(e) le 22 septembre 2026 avec une période d’essai de un mois. En raison de votre présence inférieure à 8 jours, nous vous notifions la rupture de votre période d’essai à réception de ce courrier, sans délai de prévenance conformément à l’article L. 1221-25 du Code du travail.
Votre contrat prend fin ce jour. Votre solde de tout compte et les documents obligatoires vous seront transmis par voie postale dans les prochains jours. Nous vous invitons à restituer dès à présent le matériel de l’entreprise.
Comment envoyer une lettre de fin de période d’essai
- 1
Imprimez en deux exemplaires
Conservez une copie pour vos archives après avoir fait signer l’original si remise en main propre.
- 2
Envoyez en recommandé avec AR
Ce mode fixe la date de déclenchement du délai de prévenance. L’accusé de réception constitue une preuve opposable en cas de litige.
- 3
Remettez en main propre contre décharge
Si vous préférez, faites signer un double de la lettre par le salarié avec la mention « remis en main propre le … ». Cela évite le délai postal.
- 4
Postez avant la date butoir
La lettre doit parvenir au destinataire avant la fin de la période d’essai. Si la période expire pendant le préavis, le contrat devient un CDI de fait.
Erreurs à éviter dans une lettre de fin de période d’essai
- Ne pas dater la lettre
Sans date, vous ne pouvez pas prouver le point de départ du délai de prévenance. Indiquez toujours la date d’envoi ou de remise.
- Envoyer la lettre après l’échéance
Une rupture notifiée après la fin de la période d’essai est sans effet : le contrat se poursuit en CDI. Anticipez d’au moins la durée du préavis.
- Motiver la rupture sans précaution
La loi n’impose aucun motif pour rompre une période d’essai. Mentionner une raison peut exposer l’employeur à une contestation pour motif discriminatoire ou abusif.
- Oublier la convention collective
Certaines conventions imposent un formalisme particulier (entretien préalable, délai allongé). Ne pas la consulter peut entraîner la nullité de la procédure.
Questions fréquentes : lettre fin de période d'essai
Quel est le délai de prévenance pour rompre une période d'essai ?
Il dépend du temps de présence : 24 heures en deçà de 8 jours, 48 heures entre 8 jours et un mois, deux semaines au-delà d’un mois. Pour le salarié, il est de 24 heures les 8 premiers jours, puis 48 heures.
L'employeur doit-il motiver la rupture de la période d'essai ?
Non, la période d’essai permet une rupture sans motif. Cependant, une rupture fondée sur un motif discriminatoire ou lié à l’état de santé peut être contestée devant le conseil de prud’hommes.
Peut-on rompre une période d'essai par simple remise en main propre ?
Oui, à condition de conserver une preuve de la remise, comme un double signé par le destinataire. L’envoi en recommandé reste la méthode la plus sécurisante.
Quels documents remettre à la fin de la période d'essai ?
L’employeur doit fournir un solde de tout compte, un certificat de travail et une attestation Pôle emploi, même pour une durée de travail très courte.
Le salarié peut-il prendre l'initiative de rompre sa période d'essai ?
Oui, le salarié bénéficie des mêmes droits de rupture que l’employeur, avec des délais de prévenance réduits. Il n’a pas à se justifier.
