L'employeur peut rompre la période d'essai jusqu'au dernier jour de celle-ci, sans motif à donner, mais il doit respecter le délai de préavis de l'article L. 1221-25 du Code du travail : 24 heures avant 8 jours de présence, 48 heures entre 8 jours et 1 mois, 2 semaines après 1 mois, 1 mois après 3 mois. La lettre recommandée avec accusé de réception fixe la date de rupture et le point de départ du préavis.
Le modèle de lettre : lettre fin de période d'essai employeur
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Adresse complète
Téléphone — courriel
Adresse complète
Madame, Monsieur,
Vous avez été engagé(e) par contrat à durée indéterminée à compter du date d'embauche en qualité de intitulé du poste, avec une période d'essai de durée de la période d'essai.
Nous vous informons par la présente de notre décision de mettre fin à cette période d'essai. Conformément à l'article L. 1221-25 du Code du travail, le délai de préavis applicable à votre ancienneté de durée de présence, par exemple deux mois et trois semaines est de durée du préavis, par exemple deux semaines.
La rupture prendra effet le date de fin, à l'issue de ce préavis. Vous cesserez de faire partie des effectifs à cette date ; votre solde de tout compte, votre certificat de travail et votre attestation destinée à France Travail vous seront adressés dans les jours suivants.
Vous êtes dispensé(e) d'exécuter votre préavis à compter de la réception de ce courrier. Cette dispense vous sera rémunérée comme du temps de travail effectif, soit montant brut euros correspondant à nombre de jours jours de salaire.
Nous vous remercions de bien vouloir restituer avant le date de fin le matériel et les documents en votre possession : ordinateur portable, badge d'accès, véhicule de service, clés.
Vie professionnelleLettre de recommandation pour un employéNous vous prions d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos salutations distinguées.
Nous vous prions d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos salutations distinguées.
Prénom Nom
Pièce jointe : solde de tout compte, certificat de travail, attestation France Travail
Ce que la lettre de fin de période d'essai employeur doit contenir
Le salarié lit trois informations en priorité : la date de fin, le préavis et ce qu'il doit rendre.
- La date de rupture, écrite noir sur blancElle se calcule à partir de la date de première présentation du recommandé, pas de la date d'envoi. Un courrier posté le 12 avec un préavis de deux semaines fixe la fin au 26, réception comprise.
- Le visa de l'article L. 1221-25Il rappelle que la rupture est encadrée et que les délais légaux sont respectés. Le juge des prud'hommes vérifie ce point en premier si le salarié conteste.
- La dispense de préavis et son paiementL'employeur peut dispenser le salarié de venir travailler, mais le préavis reste dû en salaire. Écrire « dispense non rémunérée » expose à un rappel de salaire.
- La restitution du matérielOrdinateur, badge, véhicule, clés : la liste évite les relances. La retenue sur solde n'est possible que si le contrat ou un règlement le prévoit.
- Les documents de fin de contratCertificat de travail, attestation France Travail et solde de tout compte doivent partir avec ou juste après la lettre. Le salarié en a besoin pour s'inscrire comme demandeur d'emploi.
Les mots justes pour rédiger la rupture
Le vocabulaire de la rupture du contrat n'est pas interchangeable : chaque terme a une portée juridique.
- Écrire « période d'essai » et non « période probatoire », qui désigne un dispositif différent.
- On « rompt » la période d'essai ; on ne « licencie » pas, sauf requalification contentieuse.
- Le préavis se compte en heures, jours ou semaines selon l'ancienneté, jamais en mois calendaires.
- Formule à préférer à « dispense de préavis », qui laisse croire que le salaire n'est pas dû.
- À mentionner avec la date de remise, car le salarié dispose de six mois pour le dénoncer.
- L'ancienne « attestation ASSEDIC » : le nom exact évite les allers-retours avec le salarié.
- « Vous cesserez de faire partie des effectifs » situe la sortie sans ambiguïté sur la date.
- À faire figurer en tête de lettre : c'est la preuve de la date de notification.
Deux autres versions de la lettre
Variante : rupture par le salarié pendant la période d'essai
Le salarié quitte l'entreprise de sa propre initiative avant la fin de l'essai.
Objet : rupture de ma période d'essai à mon initiative
Madame, Monsieur,
Je vous informe par la présente de ma décision de mettre fin à ma période d'essai. Conformément à l'article L. 1221-26 du Code du travail, je respecterai un délai de préavis de durée, par exemple 48 heures, ma présence dans l'entreprise étant de durée, par exemple trois semaines.
Ma dernière journée de travail sera donc le date de fin. Je reste à votre disposition pour transmettre les dossiers en cours à nom du collègue et restituer le matériel qui m'a été confié.
Je vous remercie pour l'accueil réservé depuis mon arrivée et vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
Variante : rupture sans exécution du préavis par le salarié
Le salarié demande à partir immédiatement, sans travailler son préavis.
Objet : demande de dispense de préavis dans le cadre de la rupture de ma période d'essai
Madame, Monsieur,
Je vous confirme ma décision de mettre fin à ma période d'essai, notifiée le date. Le délai légal de durée du préavis porterait mon départ au date théorique.
Je sollicite votre accord pour être dispensé(e) de l'exécution de ce préavis et quitter l'entreprise le date souhaitée. Je renonce dans ce cas à la rémunération correspondant aux nombre de jours jours non travaillés.
Vie professionnelleLettre de fin de période d’essai à l’initiative du salariéSi vous préférez que le préavis soit exécuté jusqu'au terme, je m'y conformerai sans difficulté. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
Variante : fin de période d'essai sans rupture, confirmation du poste
L'essai est concluant et l'employeur confirme le salarié dans ses fonctions.
Objet : confirmation du poste à l'issue de la période d'essai
Madame, Monsieur,
Votre période d'essai de durée s'achève le date. Nous vous confirmons que celle-ci est concluante et que vous êtes confirmé(e) dans vos fonctions de intitulé du poste, à compter du lendemain de la fin d'essai.
Votre rémunération reste fixée à montant brut euros bruts mensuels et votre ancienneté court depuis votre entrée du date d'embauche.
Nous vous prions d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos salutations distinguées.
Comment envoyer la lettre de rupture
- 1
Choisir le recommandé avec accusé de réception
La date de première présentation fait courir le préavis. Un envoi en lettre simple laisse le salarié libre de contester la date de notification.
- 2
Remettre en main propre contre décharge
Acceptable si le salarié est présent : faites signer un double daté. Le préavis court dès la remise, ce qui raccourcit le délai.
- 3
Doubler par courriel
Un scan envoyé le jour de l'envoi postal informe le salarié sans attendre. Le recommandé reste la pièce de preuve.
- 4
Préparer les documents de sortie
Certificat de travail, attestation France Travail et solde de tout compte partent au plus tard le dernier jour du préavis.
- 5
Archiver la preuve d'envoi
Conservez le récépissé et l'avis de réception cinq ans : c'est le délai de prescription prud'homale pour une rupture du contrat.
Les erreurs qui coûtent cher
- Notifier après la fin de l'essai
Passé le dernier jour, la rupture devient un licenciement ordinaire : il faut un motif, une convocation à entretien et une procédure complète. Vérifiez la date de fin d'essai avant d'envoyer.
- Omettre le préavis
Un courrier sans délai de préavis ouvre droit à une indemnité compensatrice pour le salarié. Indiquez la durée exacte et la date de fin.
- Écrire un motif
L'employeur n'a pas à se justifier pendant l'essai. Un motif mal formulé — « insuffisance professionnelle » — peut servir de base à une contestation.
- Oublier la dispense rémunérée
Dispenser le salarié de venir sans préciser que le préavis est payé crée un litige sur le solde de tout compte. La mention « dispense rémunérée comme temps de travail effectif » ferme la porte.
Questions fréquentes : lettre fin de période d'essai employeur
Quel délai de préavis pour une fin de période d'essai par l'employeur ?
24 heures si le salarié est présent depuis moins de 8 jours, 48 heures entre 8 jours et 1 mois, 2 semaines après 1 mois de présence, 1 mois après 3 mois. Ces durées sont fixées par l'article L. 1221-25 et peuvent être allongées par la convention collective ou le contrat.
Faut-il envoyer la lettre en recommandé avec accusé de réception ?
Oui, c'est la preuve de la date de notification, qui déclenche le préavis. La remise en main propre contre décharge fonctionne aussi, mais elle doit être signée et datée par le salarié.
Peut-on rompre la période d'essai sans préavis ?
Non, sauf accord du salarié pour écourter le délai. À défaut, l'employeur doit une indemnité compensatrice égale au salaire correspondant au préavis non exécuté.
L'employeur doit-il donner un motif pour rompre la période d'essai ?
Aucun motif n'est exigé pendant l'essai. La rupture ne doit toutefois pas être discriminatoire ou liée à un motif illicite, comme une grossesse ou une activité syndicale.
Quelle indemnité pour le salarié en fin de période d'essai ?
Aucune indemnité de rupture n'est due si le préavis est respecté. Le salarié perçoit son salaire jusqu'au dernier jour travaillé, plus les congés payés acquis et, le cas échéant, le préavis payé non travaillé.
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